25 juillet 2009 • 16 04 53 0753
22 juillet 2009 • 7 07 25 0725
RV, en direct de chez lui, vous cause dans mon poste.
(en fait, un peu de précision ne nuira pas : c’est lui l’envoyé spécial et c’est aussi lui la guest star de ce blog, d’où le titre, ma foi, fort bien trouvé, ce n’est pas pour me vanter mais je suis une spécialiste des titres. Et désolée si je vous semble particulièrement imbue de ma personne ce matin, mais je me dois d’ajouter qu’il pleut.)
La parole à RV, donc. Il s’agit du Tour de France, mais pas seulement.
Il pourrait aussi bien s’agir de On achève bien les chevaux.
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On a tiré sur deux coureurs cyclistes du Tour de France
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On a tiré sur deux coureurs cyclistes du Tour de France. Julian Dean, sprinteur néo-zélandais dévoué au service de son leader Tyler Farar, et Oscar Freire, sprinteur espagnol qui avait encore quelques chances d’ajouter une étape à son palmarès.
On a tiré sur ces deux hommes au cours d’une étape de chiens, sous une flotte insistante et dans le froid, entre cinq ou six cols vosgiens casse-pattes comme c’est pas permis. Sur deux spécialistes du sprint, qui grimpaient avec courage sans aucun espoir de terminer l’étape à moins de 15 minutes du vainqueur.
Oscar Freire. Si vous n’êtes pas spécialiste du cyclisme, ce nom vous est étranger. Mais ce coureur a un palmarès exceptionnel. Vainqueur de plus de dix étapes sur les Grands Tours (en l’occurrence de France et d’Espagne), il remporta également Milan-San Remo et la classique de Hambourg, ainsi que plusieurs autres courses d’un jour, dont, trois fois, les championnats du monde. Si l’on comparait l’importance de Freire avec celle d’un footballeur connu, ce ne serait certes pas Zidane ou Platini, mais sans problème Barthez, Desailly ou Thuram. Je prends à dessein l’exemple de joueurs de la fameuse équipe de 1998 vainqueur de la Coupe du monde en France.
Julian Dean. Certes, son palmarès est plus étroit, et se résume pour l’essentiel à plusieurs titres de champion national. All-Black valeureux, ce trentenaire a connu plusieurs équipes, et a couru jusqu’au bout plusieurs tours de France. Un forçat de la route.
C’est officiel, c’est avéré : les cyclistes sont des bestioles. Des corneilles au mieux. Même dans la bouche des commentateurs d’Eurosport, pourtant réputés pour leur respect des coureurs et leur sens de l’équité, ces tirs sont devenus sujets de plaisanterie et de badinerie. Pas si grave après tout, deux ados en mal de sensations qui ont utilisé une carabine à plomb en tirant dans le tas.
Le vendredi 17 juillet 2009, quelque part entre Vittel et Colmar, on a tiré sur Thuram. Un Thuram langue pendante et mollets fermes, exposé à la foule sous une pluie suintante. Et tout le monde s’en fout en rigolant. Si j’étais Oscar Freire, je me ferais footballeur.
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Ma contribution en image :
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Classé dans :Connaissance du monde et tristesse si affinités, Le glissement du réel est dégueulasse, râlerie , Tour de France
12 juillet 2009 • 6 06 07 0707
Il ne faut pas se tromper.
La réalité, c’est que le 8 juillet : “Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans a reçu une balle de flashball en plein visage alors qu’il manifestait pour soutenir des squatteurs expulsés. Il a perdu un œil du fait de la brutalité policière.”
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Et la fiction, c’est l’AFP qui s’en charge : “Un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui occupait, avec d’autres personnes, un squat évacué mercredi à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a perdu un œil après un affrontement avec la police, a-t-on appris de sources concordantes vendredi. Le jeune homme, Joachim Gatti, faisait partie d’un groupe d’une quinzaine de squatters qui avaient été expulsés mercredi matin des locaux d’une ancienne clinique. Ils avaient tenté de réinvestir les lieux un peu plus tard dans la soirée mais s’étaient heurtés aux forces de l’ordre.[…]“
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La fiction de l’AFP a pignon sur rue, elle s’est déversée partout, c’est elle qui gagne. Heureusement que la réalité se dit ici, et là, et là, et là, et là, et là et ici et ailleurs sûrement, il faudrait que ça puisse se déverser autant, partout, que ça se twitt, que ça se blogue, que ça se passe à son voisin. Sinon, c’est tout simplement dégueulasse.
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Rdv dimanche 12 juillet à 15h pour la réunion de la Clinique en exil, marché Croix de Chavaux
Lundi 13 juillet, Manifestation rendez-vous Rue piétonne Croix de Chavaux (M9), Montreuil, 19h précise.
Classé dans :Le glissement du réel est dégueulasse