Le dilemme de l’âne de Buridan n’est que vile tromperie.
C’est Spinoza qui en parla le premier. Ainsi c’est à lui qu’il faut demander des comptes.
La formulation exacte devrait donc être L’âne de Buridan de Spinoza, ce qui est somme toute assez long et fort malcommode à placer dans une conversation amicale mais néanmoins coruscante*.
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Les personnages de cette bien triste histoire en images :
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Jean Buridan, dont personne n’a jamais mentionné les orteils anormalement longs et pointus.
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Baruch Spinoza, dont personne n’a jamais mentionné le col, d’une blancheur éclatante.
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L’âne, qui, ici pris sur le vif, est dérouté par ce choix dantesque qu’on lui impose depuis 1677, date à laquelle l’homme au col lavé par une lessive testée par plusieurs grandes marques de machines à laver a publié son Ethique où il est question de Buridani asina, point de départ de l’apparition de cette appellation frauduleuse – je suis frappée par la longueur de cette légende que je devrais sans doute raccourcir avec quelques coupes bien placées que je nommerais Coupes du dilemme de l’âne de Buridan de Spinoza ce qui n’améliorerait pas beaucoup la situation, déjà délicate.
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Note : Buridan n’avait pas d’âne, mais un chien qui s’appelait Rex comme tout le monde.
* coruscante : caractérise la brillance étincelante de ce qui luit avec chatoiement. Ah, quelle définition éblouissante. J’essaye de caser scintillante mais je ne vois pas où. Je remarque que le verbe coruscanter n’existe pas : c’est terriblement injuste. Une pétition sera bientôt en ligne.
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